Ils sont : élève officier à l’Ecole navale, ingénieurs - nucléaire, en génie mécanique, agronomie, Télécom ou travaux publics -, chercheur dans l’aérospatiale, expert en recherche pétrolière dans les fonds marins, diplômés de HEC ou de l’Ecole des Mines, agriculteur, doctorat dans les biomatériaux, spécialiste d’énergies nouvelles, maître de conférence à Paris-Dauphine ... Ils sont 28 à avoir été retenus parmi près d’une centaine de candidats ayant accompli, dans un environnement métropolitain souvent difficile, des parcours d’exception dans des filières sélectives ou des secteurs compétitifs. 28 jeunes femmes et hommes, dont certains de milieu modeste, originaires des quatre départements français de Guadeloupe, Guyane, Martinique et la Réunion, qui se sont distingués dans leurs cursus respectifs et dont l’association CASODOM (Comité d’Action Sociale en faveur des Originaires des Départements d’Outre-mer en Métropole) a voulu saluer les efforts et mérites.

Au centre de la promotion 2009 des Talents de l’Outre-mer du Casodom et des talents des Territoires d’Outre-mer du CESE, Messieurs Georges Dorion, président du Casodom, et Michel Paoletti président de groupe au Conseil Economique, Social et Environnemental
La remise des prix a eu lieu le 16 novembre 2009 dans le grand hémicycle du Conseil Economique, Social et Environnemental, au palais d’Iéna à Paris. Une cérémonie émouvante au cours de laquelle les lauréats ont reçu un diplôme et une médaille frappée pour l’occasion, avec en prime, pour ceux de la catégorie Jeunes talents, c'est-à-dire ceux dont la formation est en cours ou à peine achevée, un chèque de 2000 euros chacun.
CATEGORIE « JEUNES TALENTS » (par ordre alphabétique)
ANTOINE Raphaël 28 ans, est chercheur en volcanologie et a brillamment soutenu sa thèse de Doctorat de géophysique en juillet 2009 à l’université de Toulouse III. Aîné d’une modeste famille de trois enfants, ce jeune boursier a mené son parcours avec brio, sans jamais baisser les bras devant les difficultés rencontrées sur son chemin. Après une première année de prépa au lycée Lecomte de L’Isle de la Réunion, le coût élevé des études en grandes écoles va, en effet, le contraindre à se tourner vers la faculté des Sciences de la Matière de l’université de la Réunion. Ensuite il rejoint l’université Paul Sabatier de Toulouse où il enrichit son bagage d’une double licence, en Sciences de la matière et en Sciences de la terre avant de poursuivre jusqu’au doctorat. Les travaux d’Antoine Raphaël, de même que ses publications dans des revues de volcanologie et de planétologie l’ont déjà fait remarquer de la communauté scientifique internationale car il est le premier à avoir démontré, par ses explorations sur le Piton de la Fournaise à la Réunion, qu’un volcan pouvait être ventilé par circulation d’air alors qu’ils sont habituellement refroidis par eau. Ce qui lui a valu d’obtenir un post-doc de deux ans au Japon au sein d’une équipe de l’Earthquake Research Institute de l’université de Tokyo, qu’il rejoindra en fin d’année.
Antoine Raphaël a été également sollicité pour des travaux de modélisation numérique à partir de données de missions spatiales américaines et européennes, en vue d’étudier la circulation de l’air sur Mars ainsi que les zones volcaniques qui s’y trouvent. Mais il trouve tout de même un peu de temps pour se distinguer comme guitariste dans un orchestre bien connu de la communauté étudiante de Toulouse, et pour pratiquer également du pilotage, étant aussi un passionné d’aviation.
BAALA Mélina, 23 ans, est ingénieur en Génie urbain de l’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris, où elle a été admise après avoir franchi le cap du concours aux grandes écoles du tronc commun Mines/Ponts et Chaussées. Après son Bac S mention TB, elle entame une classe préparatoire en Guadeloupe, et s’y retrouve 1ere de sa promotion. Venue poursuivre sa seconde année de Prépas en région parisienne, elle se heurte aux difficultés de la vie en métropole.
Mais elle rebondira en s’orientant vers l’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris qui forme des généralistes dans le domaine du génie urbain. Elle y fait une brillante scolarité et se passionne pour le développement raisonné des territoires. A l’issue d’un stage dans un bureau d’études parisien, elle décide d’aller acquérir une spécialisation en management et ingénierie des transports aux Etats-Unis afin de renforcer ses compétences. Depuis la rentrée 2009, elle poursuit son cursus à l’université de Berkeley en Californie où elle a été acceptée sur dossier. C’est la première étudiante de son école à avoir été admise dans une université américaine aussi prestigieuse.
BICHARA Célia a 26 ans et est sortie diplômée de HEC Paris en 2007. Recrutée comme chef de projet chez SFR dans un service marketing, elle s’occupe de l’accompagnement et du recadrage de la chaîne de recouvrement de l’entreprise. Sa grande motivation, ses capacités de travail et ses qualités humaines lui ont permis d’être repérée comme un profil prometteur par SFR qui a lancé un programme « Jeunes talents » destiné à cerner les plus remarquables de ses jeunes cadres. Sur 200 candidats, seuls deux ont été retenus, dont Célia Bichara. Elle bénéficiera d’un processus de renforcement des capacités destiné à lui donner une chance d’évoluer plus rapidement dans l’entreprise.
BISSOL Ludovic, 21 ans. Bachelier S à 15 ans avec 20/20 en mathématiques, il a quitté la Martinique à l’âge de 12 ans pour poursuivre son cursus scolaire à Nice. Ses excellents résultats lui permettent d’intégrer la Prépa de l’Ecole Nationale des Sciences appliquées de Lyon où il fera sa formation d’ingénieur. Il effectue en fait un double cursus. Ingénieur en Génie mécanique et Conception, diplômé de l’INSA en 2008, il prépare pour 2010 un Master spécialisé en Management de la technologie et de l’innovation à l’Ecole de Management de Lyon ; une business-school européenne à vocation internationale. Il est Actuellement en stage à l’Institut Français du Pétrole.
Ses professeurs le tiennent pour un étudiant particulièrement brillant aux facultés impressionnantes. Non seulement il s’est retrouvé le plus jeune de sa promotion avec deux ans d’avance, mais il est devenu un élément moteur de son école d’ingénieurs grâce à une personnalité très dynamique. Pour la direction de l’INSA, Ludovic BISSOL a été un exceptionnel ambassadeur des Antilles dans son école.
DELERAY Ary, 22 ans, est élève ingénieur en 3e année à l'Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires de Nancy où il effectue une spécialisation en Biotechnologies. Il prépare en parallèle un Master à l'Institut d'Administration des Entreprises de Nancy. Ces deux diplômes sont attendus pour 2011. Actuellement, il effectue à Paris un stage de 12 mois en business development et marketing au sein d'ExonHit Therapeutics, société de biotechnologies développant des thérapies et diagnostics dans le domaine des maladies neuro-dégénératives et du cancer. Ainsi, il participe aux deux projets phares de la société dans la maladie d'Alzheimer : le lancement d'un test sanguin pour la recherche et un projet de licence d'un composé en phase d'essais cliniques. A la fin de son double cursus, il souhaiterait intégrer le département de Business Development et Licences d'une société de biopharmaceutique en France ou à l'étranger.
JUDES Alexandre, 23 ans, est élève ingénieur économiste statisticien, en 3e année de l’ENSAE (Ecole nationale de la Statistique et de l’Administration). Il a fait ses Prépas au lycée Henri IV à Paris et au lycée Saint Louis. Outre son école d’ingénieur, Alexandre Judes prépare en parallèle une licence de Droit à la Sorbonne. Des diplômes attendus pour 2010. Il est actuellement en stage à la Société Générale dans un service de conseil en fusions/acquisitions de filiales et d’évaluation d’entreprises.
MANCEE Euzhan a 25 ans. Elle est ingénieur, diplômée de l’école centrale d’Electronique de Paris (2006) et également titulaire d’un Master en Management et gestion internationale de projets qu’elle a obtenu à l’université de Paris Dauphine. Recrutée depuis 2008 chez Microsoft France, elle gère un portefeuille de supports techniques grands comptes et coordonne les équipes techniques dédiées aux grandes entreprises. Son double cursus d’Electronique et de Management à Dauphine a constitué un plus dans son profil et a fait la différence dans le choix de son recrutement dans le groupe Microsoft face à de nombreux candidats. Après son bac en Guyane, l’éloignement en métropole a été pour elle bien difficile à supporter, mais sa détermination à réussir ses études a payé.
MONFORT Céline, 23 ans, ingénieur agronome, diplômée de l’Ecole nationale d’Agronomie de Paris, (INA PG/Agroparistech), spécialisation Marketing. Nantie de son Bac + 6, elle a pu décrocher un stage à la direction Marketing international de L’Oréal Paris et, face à son excellente prestation, l’entreprise, où elle est la seule Antillaise, lui a demandé d’y prolonger sa présence jusqu'à fin décembre. Auparavant, Céline Monfort a fait ses prépas au lycée Hoche à Versailles après son bac S, mention TB obtenu en Martinique.
Lors de son stage à L’Oréal, mettant en avant sa formation d’ingénieur agronome, elle a suggéré qu’on transforme la formulation d’un nouveau produit coiffant en pleine phase de lancement. Et elle a su convaincre le staff de direction grâce à la pertinence de sa proposition aussitôt reprise en fabrication. Du coup elle a été associée à tous les niveaux de lancement du produit : fabrication, marketing, communication, choix des mots, image du produit, etc. Céline Monfort aimerait bien sûr rester dans cette entreprise internationale après son stage, mais, d’ores et déjà, elle envisage une spécialisation complémentaire en marketing, à HEC ou à l’ESSEC.
MOUTOUSSAMY Madaï a 21 ans et ce qui caractérise ce profil exceptionnel, c’est son inébranlable volonté de réussir. Bachelière à 15 ans, Madaï Moutoussamy a toujours été du peloton de tête dans son parcours scolaire. Après son bac à Lyon, elle intègre une école de transition ouvrant aux meilleures prépas de France et est acceptée dans la prestigieuse école Sainte Geneviève de Versailles. Bien qu’admise aux concours de plusieurs grandes écoles, elle choisit de redoubler, car elle ne veut que Polytechnique ou une école militaire. Ce sera la très sélective école navale de la marine nationale où elle fait sa formation d’ingénieur et se trouve actuellement en 2e année.
Seule jeune domienne dans cette filière, Madaï Moutoussamy est surtout fière de découvrir le monde à bord des navires de la marine nationale. En octobre 2008, elle a participé comme observateur à une mission interarmées de maintien de la sécurité organisée par les Nations unies au large de Beyrouth. Envoyée en mission de découverte de l’école navale américaine, elle a également eu la chance de représenter les couleurs de la France lors du bal de la US naval Academy en l’honneur de l’élection du président Barack Obama. Enfin, tout récemment, elle a passé 3 semaines sur un voilier de la Coast Guard américaine, à patrouiller le long de la Côte Est.
PAYET Sylvia 26 ans. Sortie d’une Prépa de la Réunion, le lycée Leconte de Lisle après son Bac S mention TB, elle se retrouve admissible aux concours de trois grandes écoles d’ingénieurs, Mines, Ponts et chaussées et Centrale. Mais elle rêve de SupAéro pour devenir ingénieur dans l’aérospatiale et préfère redoubler sa 2e année. Elle tente aussi le concours de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan qui forme à la recherche aérospatiale. C’est là qu’elle fera sa formation d’Ingénieur en génie mécanique, une branche où les femmes sont rarissimes.
Première Réunionnaise admise dans cette école scientifique de haut niveau, elle prépare pour 2010 à l’Ecole des Mines de Paris un doctorat en Sciences et Génie des matériaux, spécialisé dans la recherche aérospatiale. Sylvia Payet a aussi effectué un stage de mécanique numérique à l’Université d’Austin au Texas. Elle est actuellement en pleine préparation de sa thèse de doctorat à l’Office national d’Etudes et de Recherches aérospatiales (ONERA), premier acteur de la recherche aérospatiale en France. Ses travaux portent sur des recherches en modélisation traitant de la transition entre endommagement et fissures dans les métaux. Une contribution pouvant par exemple servir au dimensionnement des ailes d’avion et dont elle a récemment présenté les résultats dans des conférences internationales en Allemagne et en Espagne.
RESID Benjamin 23 ans, vient d’obtenir son diplôme d’ingénieur de l’Ecole spéciale des Travaux Publics, de Paris. Son stage à peine terminé, il était déjà recruté par la filiale suisse du groupe Bouygues Construction à Lausanne. Et le voilà plein d’enthousiasme pour le premier projet auquel il va s’atteler : un grand projet de mécénat culturel visant à édifier au pied du Jura une maison de l’Ecriture qui inclura les dernières innovations technologiques en matière de construction.
Sa personnalité sociable, son assurance, sa grande culture et ses nombreux centres d’intérêts, en plus du sport, l’ont fait beaucoup apprécier des gens de haut niveau avec qui il a pu entrer en contact. Ainsi, à l’occasion de séminaires où il a eu à faire des présentations devant des dizaines de personnes, dont de nombreux experts de la construction, il s’est montré particulièrement brillant et convaincant. Pourtant après son BAC S mention TB au lycée Baimbridge de Pointe à Pitre, et ses Prépas à Sainte Geneviève de Versailles, il a été confronté à des moments douloureux, en particulier le décès de son père alors qu’il préparait ses concours. Mais il s’est efforcé d’aller de l’avant pour relever les défis qui l’attendaient. Il faut dire que Benjamin Résid a été aussi un sportif émérite titulaire de divers trophées en catégorie junior, dont celui de champion de Guadeloupe d’athlétisme (100 et 200m) et médaillé du relais 4x 100m aux championnats de France.
TROUILLEFOU Elodie, 24 ans. Après une Prépa scientifique au lycée Baimbridge en Guadeloupe, souhaitant se spécialiser dans la production photovoltaïque, elle vient se former en métropole dans les nouvelles technologies. Elle obtient un Mastère 2 en Nouvelles Technologies de l’Energie, fait un 3e cycle à l’Ecole des Mines de Paris et passe un Mastère spécialisé en ingénierie et gestion de l’énergie en septembre dernier. Au cours de sa formation, elle effectuera un voyage d’étude à la Réunion dans le cadre d’un stage EDF sur les systèmes électriques insulaires. Son diplôme en poche, elle n’a pas eu à chercher longtemps car un bureau d’ingénierie spécialisé dans le photovoltaïque, et l’énergie solaire et thermique l’a récemment recrutée comme chef de projet. Sa mission, qui est aussi un défi : ouvrir une agence en Guadeloupe afin d’y prospecter et développer des projets d’énergies nouvelles.
CATEGORIE « TALENTS CONFIRMÉS »
(engagés dans la vie professionnelle)
Mention spéciale du jury : VAIRAC Pascal, 41 ans. Après un DUT de Génie électrique et informatique industrielle en 1989 à l’IUT de Belfort, il n’a cessé de valoriser son potentiel jusqu’à l’obtention d’un Doctorat en Sciences de l’Ingénieur à l’Université de Franche Comté (1996). Devenu Maître de conférence en 1998, il passe le Diplôme d’habilitation à diriger des recherches (2002) et accède deux ans plus tard à la qualification de Professeur des universités ; poste qu’il occupera en 2007 à l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon, qui est la 2e école nationale supérieure d’ingénieurs en France. Il y a dirigé une équipe de recherche de 100 personnes en tant que directeur adjoint d’un département de recherche dépendant du CNRS. En juin 2009, il a été nommé directeur adjoint de l’ESNMM.
CLAIN Marie-Laure a 25 ans. Elle est ingénieur agronome, diplômée de Supagro Montpellier, et s’est spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information adaptées au monde agricole. Lors de son année de césure, elle passe six mois à la chambre d’agriculture de la Réunion pour se familiariser avec les différents acteurs de la filières agricole et connaître les problématique de son département dans se domaine.
Désireuse de se former sur un site de pointe dans les technologies de précision, elle a choisi de faire son stage en Australie, dans un centre de recherche international travaillant sur l’agriculture de précision dans le domaine céréalier. Durant 6 mois, elle y a appris l’utilisation de l’outil informatique au service des techniques d’ensemencement. Son diplôme soutenu, Marie-Laure Clain a été récemment recrutée à Montpellier, comme chef de projet dans une société éditrice de logiciels de traçabilité pour le monde agricole ; une entreprise à la pointe de ce secteur.
CORNELIE Régis, 34 ans, diplômé de HEC en 1997, a réussi un parcours exceptionnel dans un milieu aussi sélectif que fermé. Il sera d’abord banquier d’affaires dans une prestigieuse institution, la Compagnie Financière de Rothschild, où il aura en charge la partie conseils en fusions et acquisitions. Il exerce ensuite à New York dans une filiale de Crédit Lyonnais et sa crédibilité, due à un haut niveau de compétences, ne fait aucun doute pour la clientèle internationale avec laquelle il travaille. Puis il rejoint en 2001 à Paris le leader mondial du conseil en stratégie pour les grands groupes, le Boston Consulting Group).
En 2006 Régis Cornélie crée en Guadeloupe la Fabrique des Douceurs, une entreprise produisant des fruits confits tropicaux pour une clientèle à l’exportation. Un défi de plus pour ce caractère persévérant décidé à valoriser des produits du terroir pour en faire une offre haut de gamme. Un pari tenu puisque certaines enseignes parisiennes d’épiceries fines, convaincues par la qualité de ses produits, diffusent son label.
DAOUD ALADINE Ryaz, 26 ans, diplômé de l’Ecole Centrale de Paris en 2006, est ingénieur nucléaire chez AREVA depuis 2007. Décrit par ses encadrants comme un brillant élément, il a d’abord travaillé sur l’amélioration du fonctionnement des centrales nucléaires françaises existantes. Ses compétences, sa grande curiosité d’esprit et son sens de l’adaptation le font choisir par AREVA pour représenter la partie française dans une équipe internationale basée en Allemagne, où il est actuellement en détachement pour un an. Sa mission : effectuer des analyses de sûreté et de dimensionnement du projet de futur réacteur nucléaire EPR 3 de Flamanville, en construction. Seul Français de l’équipe, Il joue un rôle important d’interface dans ce projet franco-allemand, grâce, notamment, à sa maîtrise de 3 langues : l’allemand, l’anglais et le français.
Quand il revient en France, Ryaz Daoud Aladine trouve le temps poursuivre ses activités de parrainage à travers une association dénommée Tremplin où il s’est investi. Il conseille ainsi des élèves de quartiers sensibles dans leur parcours vers des écoles d'ingénieurs, démontrant par là son souci des autres et son goût du partage.
DUTON Jean-Christophe, 28 ans, avocat au barreau de Paris depuis 2007, spécialisé en Télécommunications, Média et Technologies. Il a effectué un sextuple cursus : diplôme de l’Institut national des Télécommunications en 2000 (Télécom Sud Paris), avec un échange académique pour un MBA de l’Université de Singapour ; Maîtrise de Sciences de gestion, option Finances ; DESS de Droit des Systèmes et du Multimédia (2e de sa promotion à l’Université Robert Schumann), diplômé de Sciences Po. Paris, mention Affaires publiques en 2004. Il obtient son CAPA en 2007 à Paris, de même qu’un Master en Droit des affaires à l’Université de Sceaux.
Il exerce actuellement dans un cabinet d’avocat d’affaires international consulté par des gouvernements et des autorités de régulation pour la mise en place de réformes en matière de télécommunications et de Technologies de l’information. Il a également entrepris une formation en droit anglais et sera titulaire en janvier 2010 d’un Master de Droit de l’University College de Londres. Il fait partie des trois avocats du Barreau de Paris sélectionnés en 2008 pour un échange avec le barreau de Londres.
ELIE-DIT-COSAQUE Christophe, 28 ans, est depuis cette année Maître de conférence en Sciences de gestion à l’université Paris Dauphine. Son parcours est assez exceptionnel puisque après ses Prépas au lycée Bellevue de la Martinique, il réussira successivement une école d’ingénieur puis une école de gestion et de commerce avant d’aboutir à son double doctorat. Un double cursus qu’il effectue à la fois en France et aux Etats-Unis, obtenant - fait assez rare pour un étudiant français -, un Doctorat en Sciences de gestion à l’université de Dauphine en 2008 et un PHD en Systèmes d’information qu’il a soutenu à l’université d’Etat d’Atlanta aux Etats-Unis.
Pendant qu’il préparait son doctorat, Christophe ELIE-DIT-COSAQUE a également enseigné à des étudiants américains. Il a été aussi professeur à l’Ecole supérieure de commerce de Montpellier pendant l’année scolaire 2008-2009, avant d’être recruté à Paris-Dauphine. Il a publié plusieurs contributions dans des revues scientifiques internationales et est, en outre, intervenu dans diverses rencontres internationales de sa spécialité
FONTANAUD-FONTAINE Laurent, 34 ans. Ancien éducateur spécialisé, devenu agriculteur pour reprendre l’exploitation de ses parents décédés. Suit un cursus complet dans le domaine agricole et se spécialise dans les cultures hors sol. Brevet professionnel agricole en 2005 ; Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole en 2007. Se forme ensuite en agriculture raisonnée et, par le circuit de la VAE, obtient sa Licence à SUPAGRO Montpellier en 2009. Une reconversion qui en a fait un des pionniers de l’agriculture raisonnée sur l’île de la Réunion. Il a transformé l’exploitation de canne à sucre héritée de ses parents en plantation de letchis et s’est spécialisé en arboriculture fruitière afin de se lancer dans la production de confitures fermières.
Ayant obtenu la certification Agriculture raisonnée en 2005 pour l’ensemble de son exploitation, en 2008 il est labellisé « La Clef Verte » pour le management du camping à la ferme, une activité d’appoint qu’il ajoute à son exploitation. Brillant étudiant à SUPAGRO, son jury de licence lui a proposé de devenir formateur pour la licence d’agriculture raisonnée afin de faire bénéficier d’autres agriculteurs de son expérience.
GELIE Yannick, 27 ans. Après un DUT en Génie chimique obtenu à l’IUT Paul Sabatier de Toulouse, il réussit le concours de l’École Nationale Supérieure des Industries Chimiques de Nancy (2007). Devenu ingénieur Procédés, il part en stage dans une entreprise de haute technologie de la Silicon Valley aux USA. A son retour en France, il est recruté en 2009 par une filiale de l’Institut Français du Pétrole dédiée aux nanotechnologies et spécialisée dans la production de catalyseurs pour le pétrole.
Il fait actuellement une formation d’un an dans un laboratoire de recherche de l’IFP à Lyon travaillant sur les carburants du futur, les carburants propres, les biocarburants et les nouveaux moteurs de voitures propres. Il travaille au développement d’un nouveau catalyseur destiné à supprimer le mercure du gaz.
(*)LATIDINE Julia, 26 ans prépare pour 2011 un doctorat en Sciences politiques, spécialité Union européenne sur le thème des Régions ultra périphériques. Son parcours, une Maîtrise de Langues étrangères appliquées puis un Master d’études européennes à la Sorbonne, au département des sciences politiques. Rare domienne à avoir fait ce parcours spécialisé sur l’Europe, lors de son stage à la délégation du MEDEF auprès de l’Union européenne, elle a rédigé des fiches sur les fiscalités au sein de l’UE et participé à la réalisation d’un important guide recensant les aides d’Etats aux PME. Elle fut également membre de la Task-Force « Outre-mer » initiée par la Présidente du Medef dans le cadre des Etats généraux de l’Outre-mer, où l’on a pu apprécier sa parfaite maîtrise de l’Outre-mer et des affaires européennes. Julia Latidine vient d’être recrutée dans le département Europe de la préfecture de Guyane comme chargée de mission sur les évaluations de programmes européens.
(*)LOE-MIE Loriane, 25 ans. Docteur en chirurgie dentaire, elle a soutenu sa thèse en septembre dernier à Toulouse, sanctionnée par une mention très honorable et les félicitations du jury. Loriane Loe-Mie, qui a également entrepris une formation en implantologie, s’installera en Guyane dès ce mois de novembre, ayant trouvé un poste en collaboration dans un cabinet dentaire de Cayenne.
(*)LOUIS-LOUISY Pascale, 29 ans. Ingénieur qualité en agroalimentaire, un secteur où l’on compte à peine 10% de femmes, elle est responsable Trading dans une multinationale, la compagnie Vestey Food France qui représente un des leaders de ce secteur en France. Après un Bac S mention TB à la Martinique, Une Prépa Biologie, chimie et Physique à Toulouse, en 2002, elle sort diplômée de l’Ecole nationale supérieure de Biologie appliquée à la Nutrition et à l’Alimentation qui se trouve à Dijon. Elle commence sa vie professionnelle dans un groupe breton avant d’être embauchée par la société Vestley Food France.
Elle y remplace un temps la responsable qualité avant d’évoluer très vite, tant ses capacités sont remarquées par la Direction. Ses fonctions d’acheteuse et de commerciale en produits alimentaires surgelés l’amènent à faire régulièrement le tour du monde en quête de nouveaux fournisseurs mais également de nouveaux produits agroalimentaires à proposer aux consommateurs. Un défi à la fois personnel et professionnel quand dans certains endroits ses interlocuteurs ne s’attendent pas à trouver une femme noire à de telles responsabilités. Mais les a priori s’effacent généralement devant ses compétences techniques et commerciales de haut niveau. D’ailleurs Pascale Louis-Louisy a vu récompenser son parcours méritoire, puisqu’elle a été récemment intégrée à l’équipe de direction de l’entreprise Vestey Foods
NASSO Muriel, 30 ans. Elle passe d’abord par un DUT en mesures Physiques à Toulouse avant de s’orienter sur une filière longue. Elle réussira successivement une Licence professionnelle en Sciences des Polymères à Montpellier II, un Masters en Science Chimie et Sciences des Polymères à Birmingham au Royaume Uni (2002), et un Doctorat de Sciences en Recherche des Biomatériaux (université de Birmingham, 2007). S’y ajoutera une formation d’ingénieur qualité à Londres. En 2007, Muriel Nasso est engagée comme Manager scientifique commercial dans une société de haute technologie basée à Londres et qui fabrique des membranes de filtrage pour l’industrie pharmaceutique et chimique.
Ses travaux de recherches en thèse, sur une technologie d’amélioration de la surface des lentilles de contact, menés dans laboratoire international, lui ont valu d’obtenir un brevet international en son nom propre, en partenariat avec son directeur de recherche, pour la découverte de cette nouvelle technologie. S’est retrouvée la seule antillaise tout au long de son cursus. Occupe aujourd’hui d’importantes responsabilités dans son entreprise où elle gère des contrats scientifiques européens, et voyage à travers le monde pour intervenir dans des conférences internationales ou s’occuper des contacts avec les clients internationaux de l’entreprise.
(*)NATIVEL Valérie, 26 ans. Agrégée de Lettres modernes, elle est également titulaire du Capes et diplômée de l’Ecole normale supérieure. Après son Bac S mention TB, elle a suivi ses Prépas en Hypokhâgne et Khâgne à la Réunion. Ayant choisi le théâtre comme spécialité, elle prépare, à l’université de Paris III- Sorbonne, une thèse de doctorat sur le travail théâtral du metteur en scène Patrice Chéreau. Un travail qu’elle compte soutenir dans deux ans. Elle participe aussi aux activités de recherche de l'Ecole doctorale Arts et media de l'université Sorbonne Nouvelle et a, dans ce cadre, apporté sa contribution dans différents colloques, journées d’études et congrès internationaux. Enfin, en tant qu’allocataire monitrice normalienne, elle assure, en outre, des tâches d'enseignement au sein de l'Institut d'études théâtrales de Paris III.
RODOLPH Alan, 31 ans. Arrivé en métropole à l’âge de 13 ans, après le bac, il passe un DUT puis obtient une Maîtrise de Sciences et techniques de comptabilité et finances à l’université de Paris 12 Créteil. Une formation couronnée par un Diplôme d’Etat d’expertise comptable qu’il réussira en 2008, après avoir obtenu un diplôme d’Etudes Supérieures Comptables et Financières.
Aujourd’hui Expert comptable et commissaire aux comptes associé dans un cabinet d’une cinquantaine de collaborateurs ayant des antennes sur toute la France, RODOLPH Alan en co-dirige le cabinet de Paris. Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, il a convaincu ses associés de créer un bureau en Guyane qui a déjà permis le recrutement de deux jeunes collaborateurs sur place.
RUFFINE Livio Gautier, 31 ans est titulaire d’un Doctorat de chimie soutenu à l’Institut Français du Pétrole. Il a fait son post-doctorat à la prestigieuse université Imperial College of London et est actuellement chercheur au département des Géosciences marines de l’IFREMER, Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer.
Spécialiste des hydrates de méthane, il représente un profil unique en France dans une spécialité encore très rare dans le monde. A apporté un plus à l’Ifremer en lui permettant de se positionner dans la recherche des réservoirs pétroliers et gaziers dans les fonds marins. Recherches qui suscitent un grand intérêt dans le monde puisqu’elles permettront de savoir si ces hydrocarbures marins seront exploitables ou pas. A participé à différentes missions d’explorations en mer, notamment dans une zone pétrolifère au large du Nigeria, en mer de Marmara en Turquie pour y évaluer les risques sismiques et géologiques, et enfin dans la zone arctique sur un programme mené par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
VELDWACHTER Nadège, 35 ans, Maître de conférence en littératures francophones à l’Université de Purdue dans l’Indiana, après avoir commencé ses études universitaires en France (Maîtrise d’anglais à Paris XII Créteil), puis obtenu un Master de Lettres à l’université du Nouveau Mexique. Elle passe ensuite son doctorat à l’Université de Californie à Los Angeles. La qualité de sa thèse sur la Sociologie de la littérature antillaise depuis un quart de siècle lui vaudra d’obtenir un poste de professeur à l’Université d’Indiana-Purdue où elle l’emporte face à une centaine de candidats. Seule enseignante antillaise du département de Lettres et langues étrangères de son université depuis 2005, nombre de ses activités académiques ont été récompensés par des bourses d’universités américaines. Elle compte publier bientôt en France une monographie sur l’édition mondiale de la littérature antillaise. Elle a aussi organisé divers stages à Paris pour faire découvrir la France à ses étudiants.
NB : Les talents confirmés dont les noms sont marqués d'un astérisque ont reçu un ordinateur portable